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Le prêtre

Présentation d'Henri-Claude Jouvenaux

Compagnons de cordée

 

Avant de prendre pied sur un glacier qui permet d'atteindre un sommet, avant d'entreprendre l'escalade d'une paroi, il y a toujours un arrêt indispensable. C'est le moment de chausser les crampons et de s'encorder. Je suis lié, relié à mes compagnons de cordée; nous ne sommes plus indépendants, nous dépendons l'un de l'autre et du premier de cordée : nous sommes obligés de marcher au même rythme. Ce n'est pas une affaire de concession mutuelle, c'est une simple attitude de la vie, pour monter haut et aller loin, c'est nécessaire. Les paysages grandioses qui nous attendent n'en valent-ils pas le coup?

St Paul nous dit qu'aimer est grand et qu'aimer réllement rend dépendant et proche. L'amour ne supporte-t-il pas tout? Ne fait-il pas confiance en tout?

Lorsqu'en escalade, je suis en difficulté, cherchant mes prises, je peux crier "vas-y" ou "donne du mou". Lorsque se présente un passage aérien, je me sens en sécurité parce que mes compagnons ont pris assurance sur une belle plate-forme ou sur un bon rocher.

Ne suis-je donc pas plus libre parce que nous avons à marcher ensemble, attentifs l'un à l'autre, nous attendant, nous épaulant, sachant que nous pouvons compter les uns sur les autres?

Ce que je trouve vrai en montagne est également vrai dans bien des aspects de la vie de nos paroisses. Savoir que l'on peut compter sur l'autre au long des jours, être celle ou celui qui épaule ou qui est épaulé; se supporter au sens d'être support réciproque: vivre ensemble des moments difficiles et ceux qui le sont moins. Chacun apporte ce qu'il est, ce qu'il sait, ce qu'il peut...

Heureusement que nous sommes liés et reliés pour la mission. Aller ensemble vers le Christ avec un "voyez comme ils s'aiment", n'est-ce pas génial?

 

Article publié par Henri-Claude Jouvenaux • Publié Mardi 17 mai 2005 • 2638 visites

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