Râler un peu ça fait du bien, c'est même normal !
Mais quand cela devient une habitude, c'est une pathologie, même si le contexte de notre société facilite cette attitude.
Les râleurs "professionnels" ne supportent pas la frustration, le non des autres ou la vie qu'ils vivent. Ils sont d'anciens enfants rois qui n'ont pas eu de vrais parents dont le oui était oui et le non, non. Ils sont devenus des adultes rois mal dans leurs chausons.
Elevés dans l'illusion de leur toute-puissance, ils ne supportent pas que le monde ne se conforme pas à leur désir. Alors ils râlent contre tout. Le plus petit prétexte suffit. Vous connaissez, le fameux : "c'est la faute à ..."
Les râleurs pathologiques sont cette génération qui, victime de carences éducatives, ont beaucoup de mal à affronter le présent et ont peur des difficultés.
Cela donne des jeunes couples qui se séparent au bout de deux ans, à la première dispute, ou des jeunes qui changent d'orientation ou de boulot parce que trop dur, pas digne de leurs diplômes, ou parce que ça les "gave".
C'est dur pour l'entourage car les râleurs exigent tout de la part des autres.
Alors, en ces temps de crise, pour quoi vais-je râler ? Pour accuser l'univers d'être responsable de mes misères ? Ou contre moi, parce que je ne m'engage, ni ne me "mouille" pour que cela change ?
Quelle est la position évangélique ?! Que ferait Jésus "à ma place" ?!
en s'inspirant de Didier Pleux (exprimer sa colère sans perdre contrôle)